[Pro] Parodontopathies

HAS | Recommandations de bonne pratique

Extraits du rapport

 

Hygiène bucco-dentaire

Une relation significative entre le niveau d'hygiène bucco-dentaire et l'état parodontal est mise en évidence. Meilleure est l’hygiène, meilleur est l’état parodontal.

La présence de poches profondes et de perte d'attache est significativement reliée à la présence de plaque dentaire (biofilm) et de tartre. Les besoins en soins complexes sont significativement moindres quand le niveau d'hygiène est meilleur (grade C).

Les sujets consultant régulièrement leur praticien ont significativement un meilleur niveau d'hygiène, moins de saignements, moins de poches profondes et moins de besoins en soins complexes (grade C).

 

Tabagisme

Le tabagisme est significativement associé à la parodontite (définie par une perte d’attache) (grade C). Le risque relatif de parodontite chez un fumeur augmente avec la consommation de cigarettes et la durée du tabagisme comparé au non-fumeur (grade C). Ce risque diminue lentement avec l'arrêt du tabagisme (grade C). En cas de tabagisme, un arrêt de celui-ci est systématiquement recommandé, une prise en charge médicale peut être proposée.

 

Diabète

Les patients diabétiques de type 1 présentent significativement plus de gingivite, ont des profondeurs de poches, des pertes d'attache, des pertes osseuses significativement plus importantes que les non-diabétiques (grade C). Les édentés sont significativement plus nombreux dans cette population (grade C). Pour toutes ces raisons et bien qu'il ne soit pas possible de conclure sur l'existence d'un lien de causalité entre diabète de type 1 et survenue de parodontite, le groupe de travail recommande un examen au moins deux fois par an chez le patient diabétique de type 1 à la recherche d'une parodontite. La fréquence des examens peut être augmentée en fonction de l'atteinte parodontale (accord professionnel).

 

Les patients diabétiques de type 2 ont significativement plus de gingivite, des poches parodontales et des pertes d’attache plus importantes que les non-diabétiques (grade C). Un examen au moins deux fois par an est recommandé chez ces patients à la recherche d’une parodontite. La fréquence des examens peut être augmentée en fonction de l'atteinte parodontale.

 

VIH

Les patients de sexe masculin étudiés, infectés par le VIH ont significativement plus de gingivites, des pertes d’attache et des profondeurs de poches significativement plus importantes que les hommes non infectés (grade C). Il existe une corrélation inverse à la limite de la signification (p < 0,06) entre le taux de CD4 et la sévérité de la perte d’attache. Bien qu'il n'ait pas été identifié d'étude s chez les femmes infectées par le VIH, deux examens au moins par an sont recommandés chez les sujets infectés par le VIH pour rechercher une maladie parodontale. La fréquence de ces examens est à adapter en fonction du patient et de l’atteinte parodontale (accord professionnel).

 


Téléchargement

Télécharger
Recommandations
2002_Parodontopathies_recos.pdf
Document Adobe Acrobat 82.1 KB
Télécharger
Rapport
2002_Parodontopathies_rap.pdf
Document Adobe Acrobat 547.0 KB


Lien

Lien vers le site de la HAS : Parodontopathies



La Haute Autorité de Santé (HAS) a été créée en 2004. Elle regroupe alors l'Agence Nationale d'Accréditation et Evaluation en Santé (ANAES), la Commission de la Transparence, 

le Fond pour la promotion de l'information médico-économique (FOPIM) et la Commission d'évaluation économique et de santé publique (CEESP). Son objectif principal consiste en l'évaluation des actes professionnels et des pratiques médicales. Il regroupe ainsi les sous-objectifs suivants :

  • Statuer sur l'usage des médicaments anciens et nouveaux
  • Décrire l'impact de ces médicaments sur la morbidité et la mortalité
  • Définir les actes remboursables
  • Valider les bonnes pratiques de l'exercice médical
  • Valider le bon usage des médicaments et des soins
  • En déduire des recommandations de bonne pratique

 


Cette page vous plaît ?

Partagez-là !